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À la rencontre d’Allison, ingénieur produit dans la grande distribution

Découvrez le portrait d’Allison, ingénieur produit dans le secteur de la grande distribution. Elle partage avec nous son parcours, son métier, ses conseils et sa vision des défis à relever par les ingénieurs du XXIème siècle.

 

« Ce qui me motive dans mon métier est qu’il me permet d’avoir un impact positif sur l’environnement. »

1 – PEUX-TU NOUS RACONTER TON PARCOURS ?

En 2013, j’ai préparé un diplôme d’ingénieur textile à l’ENSAIT de Roubaix. Dans le cadre de mon apprentissage, j’ai rejoint une société française de grande distribution de sport et de loisirs. Etant sportive, j’étais contente d’intégrer une entreprise spécialisée dans la conception de produits sportifs, avec aussi une activité retail importante et partageant mes valeurs. J’ai travaillé trois ans avec eux comme ingénieur produit sur la marque de fitness. A la fin de mon apprentissage, j’ai décidé de continuer mon exploration professionnelle et d’accepter une opportunité de développeuse produit. L’expérience était intéressante, je gérais des marques propres et licenciées dans la mode pour enfant, mais je n’y suis pas restée longtemps car la société a fait faillite. Par la suite, j’ai pris une fonction d’acheteuse produits textiles spécialisée dans le PAP luxe et le premium pour enfant, chez leur concurrent.

Après les confinements successifs et une longue période de télétravail, j’ai ressenti le besoin de me rapprocher de ma famille. De retour dans le nord, je rejoins DAVRICOURT avec une première mission d’ingénieur produit. C’est un double retour aux sources puisque je reviens à mon premier métier, ingénieur produit, et ce, dans l’entreprise où j’ai fait mon apprentissage ! Une véritable aubaine aussi car mon plan était de revenir dans la région et sur une fonction plus axée sur le produit.

 

2 – EN QUOI CONSISTE TON MÉTIER ?

J’ai un métier avant tout de conception et de gestion de projet. Il nécessite de concrétiser le brief d’usage donné par le chef de produit. Afin d’y arriver je dois optimiser le triptyque coût, qualité, délai (QCD) tout en tenant compte de l’impact environnemental de mes produits. Il y a une dizaine d’années, on intégrait déjà le critère environnemental dans ce triptyque mais ce n’était pas la priorité numéro 1, aujourd’hui il est un critère essentiel. En tant qu’ingénieur produit, ma mission est d’inclure la notion de recyclabilité dès la phase développement produit, d’envisager la fin de vie de mon produit avant même de le concevoir, ainsi que sa durabilité dans le temps, ce qui me permet d’orienter mes choix de conception et de composants et de diminuer les impacts sur l’environnement. C’est une évolution qui va dans le bon sens, l’industrie textile est la deuxième plus polluante au monde. Les reportages sur la fast fashion, le recyclage et la traçabilité se multiplient et nous ne pouvons pas ignorer les effets à produire et consommer sans évaluer les conséquences.

 

3 – QU’EST-CE QUI TE MOTIVE LE PLUS DANS TON MÉTIER ?

Depuis toute petite je suis sensible à l’environnement. En premier, ce qui me motive dans mon métier est qu’il me permet d’avoir un impact positif sur l’environnement. Je suis en mission dans une entreprise qui produit des millions d’articles et d’accessoires de sport. Quand elle utilise des fibres recyclées, ce sont des millions de tonnes de CO2 économisées. J’ai plus d’impact aujourd’hui dans mon métier que dans mes actions quotidiennes de recyclage. Ensuite, vient ma passion du produit et du sport. Je suis dynamique, j’aime courir et je fais partie de l’équipe produit dédiée au « running ». Nous y sommes tous animés par la même passion et la satisfaction client. Pouvoir partager cela avec ses collègues, c’est ce qui est génial au quotidien.

 

4 – D’APRES TOI, QUELLES SONT LES QUALITES NECESSAIRES POUR EXERCER CE METIER ?

Avant tout, l’organisation ! C’est impératif pour le métier d’ingénieur produit. Ensuite, avoir un bon relationnel et être créatif. Il faut savoir sortir des sentiers battus et trouver des alternatives quand c’est nécessaire. Ce n’est pas évident, la créativité n’est pas toujours la qualité prédominante chez les ingénieurs, plus réputés pour leur sens analytique et leur rigueur.

 

5 – QUELLES SONT LES DIFFICULTES QUE TU AS PU RENCONTRER ?

Les difficultés rencontrées en ce moment sont globales. La pandémie a perturbé toutes les entreprises et les infrastructures. Le monde de la grande distribution est de plus en plus sensible à l’écoconception et au développement durable. A tel point que cela en devient la raison d’être du vêtement. Cependant, dans le contexte actuel incertain, cela tend considérablement les approvisionnements en fibres recyclées et naturelles biologiques. En parallèle, la hausse du prix du pétrole complexifie aussi la situation. Il faut rappeler que le pétrole est la matière première des fibres synthétiques. En conséquence, si le prix du pétrole augmente, le prix de la matière également. Et si elle est recyclée, les prix augmentent d’autant plus. S’ajoute à cela l’augmentation du prix de l’énergie, qui se répercute aussi sur les usines. Le coût du transport maritime explose et intensifie les hausses de prix, dans certains cas il est même décuplé. Tous ces phénomènes ajoutés aux problématiques de stocks, suite aux confinements successifs, entrainent des tensions sur les zones d’approvisionnement et d’achat. La crise sanitaire impacte fortement le secteur de la grande distribution et génère des difficultés au quotidien. Il faut aussi le voir comme un challenge car cela nous amène à des réflexions et des décisions inédites.

Enfin, sur un plan plus personnel, le rôle d’un ingénieur produit est similaire à celui d’un chef d’orchestre. Il faut savoir composer avec tous types de personnalités et de compétences. Il faut savoir également convaincre et faire avancer toute l’équipe dans la bonne direction. C’est aussi un des challenges du métier !

 

6 – QUELS SONT LES DEFIS DES INGENIEURS DU XXIEME SIECLE ?

Le plus gros défi des ingénieurs du XXIème siècle est d’anticiper les changements et les besoins de notre société. L’évolution technologique va à la vitesse de la lumière. De plus en plus de marques utilisent le metaverse pour proposer à leurs clients des expériences immersives. En tant qu’ingénieurs il faut savoir anticiper ces mutations au bon moment. Plus précisément, en tant qu’ingénieur produit, le principal défi est de concevoir le produit en tenant compte de sa recyclabilité et de son impact environnemental, tout en faisant preuve de bon sens. Le prix sera toujours une des problématiques majeures du consommateur. C’est pourquoi, il faut trouver une balance entre le pouvoir d’achat du consommateur et les critères environnementaux.

 

7 – QUELS CONSEILS PEUX-TU DONNER A UN JEUNE DIPLOME ?

Je lui donnerais comme conseil de ne pas avoir peur de faire des erreurs. Oser et parfois se tromper, c’est un bon moyen d’apprendre. Quand j’ai commencé à travailler en 2013, j’ai fait des erreurs. Et même parfois certaines ont coûté cher. Mais j’ai appris de ces situations et aujourd’hui l’expérience m’empêche de les reproduire. On apprend beaucoup de ses erreurs et cela fait partie de la phase d’exploration du métier. Un second conseil est de construire dès maintenant son réseau. C’est important, notamment pour partager les problématiques et contraintes de notre métier. Ensemble on va plus loin, croiser avec d’autres entreprises et/ou entrepreneurs qui ont des projets ou des problématiques similaires est enrichissant. Et pourquoi pas aussi étendre son réseau à des profils différents pour enrichir ses perspectives. Et pour finir, je conseille de toujours persévérer qu’importe la situation !

 

8 – POURQUOI AVOIR CHOISI DE REJOINDRE DAVRICOURT ?

D’abord pour un retour aux sources. La mission proposée par DAVRICOURT est chez un client que je connais bien puisque j’y ai fait mes trois années d’apprentissage. Ensuite, je me suis sentie dès les premiers entretiens en accord avec les valeurs de DAVRICOURT. J’ai aussi été très bien épaulée dès le début de ma mission par l’équipe. Mon manager est un facilitateur qui est à l’écoute. DAVRICOURT est une entreprise familiale à taille humaine, on ressent de la bienveillance et de la proximité dans les échanges. Enfin, la possibilité d’être embauchée à la suite de ma mission par le client a différencié DAVRICOURT. Le sujet n’est pas tabou et j’ai compris que si cela devait se présenter, DAVRICOURT continuera d’être un allié et un facilitateur.

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