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Ferroviaire : Les 3 innovations qui font parler d’elles !

Ferroviaire : Les 3 innovations qui font parler d’elles !

Le transport ferroviaire est un secteur plein d’activité et d’avenir.

En France, c’est 15 000 trains qui circulent par jour. Plus écologique, plus sûr, plus économique et toujours plus rapide, le transport ferroviaire a de beaux jours devant lui. Toujours en mutation, il s’adapte aux enjeux de la mobilité de demain. Les mesures sanitaires prises ont permis le maintien d’un fort taux de fréquentation des trains sur l’année 2020. Les nouvelles commandes de trains régionaux R2N, le renouvellement des rames du RER B offrent de belles perspectives aux constructeurs Alstom et Bombardier.

Parfois méconnu le secteur ferroviaire ne se contente pas de reproduire à l’identique des projets déjà effectués, l’innovation technologique y est bien présente.

Passons en revue 3 transformations technologiques du secteur qui auront un impact positif auprès des industriels, des utilisateurs, mais aussi de notre environnement.

 

1- Mise en place de trains autonomes 

Deux prototypes de trains automatiques, l’un dédié aux transports de voyageurs, l’autre aux marchandises, vont être testés d’ici 2023 avec une mise en service prévue courant 2025.

Quels seront les avantages pour les inconditionnels du voyage en train et les clients de Fret ?

L’automatisation permet d’optimiser la vitesse des trains et par conséquent de mieux harmoniser la circulation. Ce qui entraîne : une ponctualité améliorée, une consommation d’énergie réduite, un trafic plus fluide et donc une capacité plus importante de circulation.

Avec les trains autonomes des nouvelles compétences vont être attendues, et de nouveaux métiers pourraient se développer : des superviseurs pour le suivi des trains, des télé-conducteurs, des télé-dépanneurs, etc.

 

2- Les débuts des trains hydrogènes 

Remplacer les trains fonctionnant au diesel, très polluants, par des convois s’alimentant en hydrogène, voilà l’une des grandes tendances qui se dessine dans le secteur ferroviaire. Le groupe Alstom, notamment, s’apprête ainsi à livrer 27 de ses trains à hydrogène, les Coradia iLint, à une filiale du réseau de transports en commun allemand d’ici 2022.

Munis sur leurs toits de piles à combustible alimentées par de l’hydrogène stocké sous forme gazeuse et par l’oxygène de l’air, ces trains peuvent ainsi trouver l’énergie nécessaire à leur traction et à l’alimentation de leurs équipements à bord. Des batteries lithium-ion viennent par ailleurs stocker le surplus d’électricité produit par la pile à combustible et l’énergie récupérée au freinage.

D’une capacité de 160 places assises, pouvant glisser sur les rails à une vitesse maximale de 140 km/h, les Coradia iLint peuvent parcourir une distance de 1 000 kilomètres en faisant le plein de cette énergie propre.

 

Ferroviaire

Coradia iLint

 

3- Mise en place d’une nouvelle technologie de trains connectés pour favoriser la maintenance prédictive

La SNCF en partenariat avec les constructeurs ferroviaires travaille sur une double avancée en matière de maintenance prédictive.

D’un côté, lorsqu’un train n’est pas équipé, des IoT sont installés. L’IoT « Internet of Things »  est un terme qui désigne un système où les objets physiques sont connectés à Internet. Ces capteurs connectés permettent de collecter les données qui nous intéressent.

De l’autre, lorsqu’une rame est déjà dotée de données sur leur réseau et de cartes SIM 3G ou 4G permettant de réaliser des opérations de maintenance prédictive, cette solution innovante est alors étendue à de nouveaux organes du train. C’est le cas des trains Regio 2N de BOMBARDIER.

Le télédiagnostic et la maintenance prédictive permettent de diviser le nombre de pannes par deux. Ces nouvelles technologies permettent tout simplement d’améliorer les transports du quotidien.
À titre d’exemple, grâce à la maintenance prédictive du pantographe, il ne sera plus nécessaire de monter sur le toit du train, et donc de l’immobiliser pour effectuer les contrôles. De même, grâce à un certain nombre de nouveaux paramétrages, il est désormais possible de connaître précisément l’état des batteries.

 

De plus en plus d’utilisateurs se laissent séduire par ce mode de transport et nous pouvons facilement comprendre pourquoi. Grâce à ces nombreuses avancées technologiques le ferroviaire se libère petit à petit de son image qui lui a longtemps collé à la peau liée aux retards, aux pannes, au grèves… cette période est révolue et au même titre que ses concurrents de l’aéronautique ou de l’automobile elle peut se vanter de connaitre une vraie révolution technologique !

A cela s’ajoute une prise de conscience collective : réduire le plus possible notre impact environnemental et dans ce domaine le ferroviaire ne laisse aucune chance aux autres types de transport de sa catégorie. Un exemple assez parlant nous permettra de clôturer cet article, il s’agit d’une étude menée par la SNCF

Voici le niveau de CO2e/kilomètres émis par le train, l’avion ou la voiture pour un seul voyageur :

  • En voiture (puissance fiscale moyenne) : 193 g de CO2e/km
  • En avion (de 100 à 180 sièges) : 146,5 g de CO2e/km
  • En train : 6,1 g de CO2e/km

 

Clothilde Martel, Responsable d’agence Lille.

 

Sources :
https://www.oui.sncf/article/oui-le-train-est-33-fois-moins-polluant-que-la-voiture-et-27-fois-moins-que-l-avion#ancre1
https://www.sncf.com/fr/reseau-expertises/direction-materiel/pionniers-maintenance-predictive
https://www.industrie-techno.com/article/comment-fonctionnent-les-27-trains-a-hydrogene-d-alstom-vendus-a-rmv.56155
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